Que reproche-t-on aux cosmétiques conventionnels ?

La presse conso dénonce en février la présence de substances toxiques dans les cosmétiques. Que faut-il comprendre ? Et quelle position pour la Slow Cosmétique ?

Les cosmétiques à la loupe

Les Associations de consommateurs UFC Que Choisir et 60 Millions de Consommateurs ne lâchent pas le morceau. Elles ont publié en 2016 à plusieurs reprises des dossiers d'analyse sur les cosmétiques. Et forcément, elles ont dénoncé la présence de composés supposés toxiques dans la grande majorité des produits.
UFC Que choisir cosmétiques

Le dossier de l'UFC Que Choisir vient de faire grand bruit.

A chaque publication, toute la presse média relaie le message, un message qui pourtant n'est pas vraiment nouveau. Les labels bio et l'Association Slow Cosmétique dévoilent depuis des années la vérité sur les cosmétiques conventionnels : oui, ils sont composés de substances synthétiques, pétrochimiques ou plastiques ; oui, ils sont souvent polluants ou polémiques pour la santé ou l'environnement.

Au final, les consommateurs semblent pris de panique, et cherchent tous à savoir si leur gel douche ou leur crème est concernée. Pour la Slow Cosmétique, c'est un faux débat. Le mouvement Slow Cosmétique propose tout simplement d'éviter tous les cosmétiques conventionnels. Inutile de tenter de trouver la perle rare au sein des marques industrielles, quand on a à notre disposition des alternatives nobles, naturelles et efficaces. Oui mais voilà, la Slow Cosmétique ne le fait pas "parce que tel ou tel ingrédient est toxique"... Pour la Slow Cosmétique, c'est un enjeu de société bien plus que de santé...
Nous vous rappelons qu'il existe aujourd'hui plus de 2000 produits et 135 marques qui portent la Mention Slow Cosmétique. Vous pouvez acheter tous vos cosmétiques et ingrédients bruts en direct du producteur sur slow-cosmetique.com. Ca change la vie à la salle de bain, croyez-le bien ! 😉

La position de la Slow Cosmétique

Pour le Mouvement Slow Cosmétique, fondé dans le best-seller de Julien Kaibeck "Adoptez la Slow Cosmétique", ce n'est pas tellement la sécurité sanitaire ou la toxicité des cosmétiques conventionnels qu'il faut mettre en doute. Certes, c'est important, mais d'autres aspects sont encore plus parlants. Voilà ce qu'on peut reprocher aux cosmétiques conventionnels, outre leurs formules décevantes :

- LEUR IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT
La pétrochimie, les plastiques et consorts, sont des matières peu écologiques.
- L'INUTILITE DE LEURS INGREDIENTS
Pourquoi utiliser beaucoup d'ingrédients sur lesquels un doute subsiste alors que des solutions simples et naturelles existent ? Pourquoi continuer à utiliser le BHT, le phenoxyethanol, les PPG, le dimethicone, etc ? Des centaines de produits formulés autrement portent la Mention Slow Cosmétique, et ils nous prouvent qu'on peut répondre à tous besoins cosmétiques au naturel.
- LEUR MANQUE DE BON SENS
Les cosmétiques industriels se disent "innovants". Mais très franchement, les problématiques restent les mêmes depuis 50 ans et les innovations sont toutes relatives. On a gagné en textures, et un peu partout, mais on n'a pas révolutionné la façon dont on se fait beaux ou belles.
Les cosmétiques conventionnels se disent aussi "naturels". Halte au greenwashing ! Pourquoi mettre en avant la puissance et la noblesse du végétal alors que les formules sont truffées de pétrochimie et de plastique ? Même les cosmétiques soi-disant exclusifs font la part belle à des ingrédients très peu "nobles" et très transformés, loin du règne végétal ou naturel. Le vrai luxe, ce n'est pas ça.

La position des cosmétiques conventionnels

La FEBEA est la fédération des entreprises de la beauté qui rassemble une grande majorité des marques industrielles conventionnelles. Elle a bien évidemment souhaité réagir à l'étude publiée par UFC Que Choisir, et a publié un communiqué de presse en réponse aux attaques. En bref, la FEBEA nous dit que les produits cosmétiques ne sont PAS toxiques.
Alors... Comment dire...  Oui, ils ont raison : pris individuellement, chaque cosmétique conventionnel est strictement contrôlé et répond à des normes de sécurité et de toxicologie. Le problème, c'est qu'on évoque jamais l'utilisation au long terme, et croisée, d'une multitude de produits synthétiques ou polémiques.
Dans leur communiqué de presse, les membres de la FEBEA renvoient vers leur document "Des cosmétiques sûrs". Ce document est évidemment un plaidoyer pour la cosmétique conventionnelle, qui rassure.
Il est tout à fait correct, mais ce document fait l'impasse sur les questions qui, selon le Mouvement Slow Cosmétique, sont à se poser réellement : quid d'une cosmétique plus sensée et plus raisonnable, plus pure et plus noble, plus naturelle et écologique, en toute simplicité ?

À propos de l’auteur

L'équipe de la Slow Cosmétique
Les membres de l'Association Slow Cosmétique se liguent pour faire la révolution dans votre salle de bain !