La Slow Cosmétique en institut de beauté, c'est possible

Estelle Lebeau, esthéticienne en Belgique, vient de se lancer. Elle témoigne sur l'intérêt de la Slow Cosmétique pour l'esthétique en institut de beauté.

Estelle Lebeau Estelle Lebeau dans son institut

Estelle, quel est pour toi le point fort de la Slow Cosmétique pour les soins esthétiques en cabine ?

Selon moi, la Slow Cosmétique apporte beaucoup de crédibilité au travail de l’esthéticienne car elle donne les clés d’une cosmétique pure, simple et noble. Cette cosmétique plus intelligente passe soit par la fabrication de produits “home made” ou par l’utilisation de produits lauréats de la Mention Slow Cosmétique.

En d’autres termes, avec la Slow Cosmétique, on ne peut pas tricher. D’une part, la bonne connaissance des ingrédients qui composent les produits de beauté nous force à porter un regard critique sur l’usage des cosmétiques conventionnels. D’autre part, elle nous oblige à créer des soins adaptés aux contraintes et spécificités de chaque cliente.

Personnellement, je pense que le conseil et les soins personnalisés sont une réelle valeur ajoutée pour les soins esthétiques en cabine.

Et les points faibles ;-) ?

Etre esthéticienne partenaire de la Slow Cosmétique implique de faire des choix dans l’organisation du travail et dans la sélection des produits. De plus, cela restreint une partie non négligeable des services traditionnellement proposés aux clientes. Par exemple, on oublie les vernis semi-permanent, l’extension de faux-cils… Ces prestations sont généralement fort demandées et constituent une partie importante du chiffre d’affaires. Du coup, il faut s’adapter et redoubler de créativité pour fidéliser les clientes.

Dans un autre registre, les clichés ont parfois la vie dure. Le bio et le naturel en esthétique sont encore trop souvent perçus comme inefficaces et peu glamour.

formation slow Cosmétique Estelle Lebeau n'a pas lâché le morceau et s'est formée à la Slow Cosmétique

Lors de ta formation, comment t'es-tu formée à la Slow cosmétique ?

J’ai découvert l’ensemble des livres de Julien Kaibeck grâce aux différentes émissions de télévision auxquelles il participe. Ensuite, j’ai commencé à réaliser mes petites préparations maison pour le fun. Depuis, le virus ne m’a plus quitté. J’ai décidé d’entreprendre une formation d’esthéticienne au CEDEB à Bruxelles. Lors de cette formation, nous avons eu droit à une journée complète sur la Slow Cosmétique. J’ai également réalisé mon mémoire sur l’utilisation de la Slow Cosmétique en cabine. Parallèlement à cette formation de base, j’ai aussi participé à plusieurs conférences spécialisées sur le sujet.

Pour celles qui, comme moi, souhaitent travailler avec la Slow Cosmétique, le must serait qu’il existe une formation complémentaire spécifique. Dans l'attente, il faut compléter sa formation initiale avec les livres Slow Cosmétique, et avec quelques ateliers Slow Cosmétique qui s'organisent un peu partout.

Tout cela n’est qu’un début. Devenir esthéticienne partenaire de la Slow Cosmétique demande de l’éthique, de la patience, de la passion pour les gens, pour la beauté et pour la nature. C’est un métier qui s’acquière au fil du temps, des formations complémentaires, des expériences et des rencontres.

Penses-tu que les esthéticiennes sont prêtes à référencer des marques Slow Cosmétique en cabine ?

Je pense qu’il reste encore assez bien de travail de sensibilisation à réaliser dans cette direction. Les esthéticiennes ont souvent entendu parler de la Slow Cosmétique mais elles ne perçoivent pas toujours les enjeux écologiques et sanitaires. Le matraquage publicitaire des marques traditionnelles n’aide pas et endort les consciences. Enfin, même si certaines esthéticiennes sont de bonne volonté il est facile de tomber dans le piège de l’éco-blanchiment.

Il est pourtant clair pour moi que les produits portant la Mention Slow Cosmétique rivalisent aujourd’hui avec ceux de la cosmétique conventionnelle et qu’ils correspondent à l’image de ce que les clientes recherchent pour soigner leur peau. Les textures se rapprochent de plus en plus de celles des produits conventionnels, et les produits ont une odeur enivrante et un packaging sympa qui attire l’œil.

Comment imagines-tu l'institut de beauté idéal en mode Slow ?

Mon institut idéal en mode Slow est avant tout un lieu d’écoute. C’est un lieu ou je m’adapte aux désirs et envies des clientes avec des astuces au naturel. Un lieu ou les soins esthétiques se font en respect de la nature et de notre corps.

En pratique, mon idéal est de travailler avec une gamme de produits finis et partenaire de la Slow cosmétique. Par exemple, la marque REALIA propose une gamme complète pour les soins visages et corps. L’avantage ici est de disposer d’un produit fini pour les soins et pouvoir le proposer à la vente aux clientes. Evidemment, la carte de prestations idéale devrait également proposer des préparations naturelles et 100% home made comme un masque, un gommage, un hydrolat… J'ai décidé de travailler avec Bioflore pour mes préparations d'aromathérapie en cabine, et avec Altearah pour des soins complémentaires couleur-émotion.

Merci Estelle ! Nous te souhaitons beaucoup de succès dans ton institut situé à Welkenraedt près de Liège en Belgique. Contact et infos ici.

Nous rappelons aux esthéticiennes que plusieurs marques lauréates de la Mention Slow Cosmétique proposent des produits pour la cabine esthétique, avec protocole de soin. contactez l'Association ! 

Les instituts qui souhaitent devenir "Corner Slow Cosmétique" et donc partenaires, peuvent contacter le bureau de l'Association Slow Cosmétique ici.

À propos de l’auteur

L'équipe de la Slow Cosmétique
Les membres de l'Association Slow Cosmétique se liguent pour faire la révolution dans votre salle de bain !

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