Le portrait Slow : Aline de Consommons Sainement

Fan de zéro déchet, Aline partage sur son blog des astuces pour réduire ses impacts sur l’environnement.

À 24 ans, Aline est déjà une icône du « zéro déchet » sur la Toile. Invitée sur de nombreux plateaux TV et studios radio, elle explique avec simplicité et bon sens comment on peut se passer au quotidien de nombreux produits et gestes polluants. C’est donc tout naturellement que sa démarche beauté est devenue Slow, elle nous explique comment et pourquoi elle en est arrivée là.

Merci d'avoir accepté cette interview Slow Cosmétique ! Peux-tu décrire ton blog en quelques lignes ?

J’ai créé mon blog Consommons Sainement pour partager mes astuces simples, concrètes et pratiques pour réduire ses impacts sur l’environnement au quotidien. J’y propose des recettes de produits ménagers ou de cosmétiques faits maison simples, des astuces pour acheter moins emballé, des conseils pour composter, etc.

Quel chemin t’a menée à ce blog engagé ? Raconte-nous ton histoire 😉

Aline avec son livre paru en 2017

Il y a 5 ans, à 19 ans, lorsque j’ai commencé à réduire mes déchets, les seules recettes que je trouvais sur les peu de blogs et livres qui existaient à l’époque sur ce sujet étaient longues, complexes et, disons-le, irréalistes pour moi. Après en avoir simplifiées, voire même créées, je me suis aperçue que fabriquer ses propres produits du quotidien pouvait être bien plus facile que ce qu’on voyait sur internet. J’ai donc décidé de partager mes astuces simples, efficaces et réalistes que j’avais adoptées, pour montrer que réduire ses déchets n’a pas besoin d’être fastidieux et frustrant !

Comment as-tu découvert la Slow Cosmétique ?

Ma démarche de réduction des déchets était d’abord une démarche environnementale. Puis, par mes expériences et mes lectures, je me suis aperçue que mes nouvelles habitudes étaient non seulement plus respectueuses de l’environnement mais aussi de ma propre santé. J’exposais bien moins mon corps aux nombreuses sources de perturbateurs d’hormones qui se cachent dans notre quotidien : produits ménagers, ustensile de cuisine en plastique, emballages alimentaires ou encore… cosmétiques ! C’est ainsi grâce au blog de Julien Kaibeck , puis au Mag de la Slow Cosmétique que j’ai appris l’existence et les dangers des nombreux cosmétiques, savons et shampooings industriels que je m’étais mise à bouder.

Qu'est ce qui te plaît dans la démarche Slow Cosmétique ? Pourquoi es-tu “Ambassadrice Slow Cosmétique” ?

Lier environnement et santé humaine est pour moi primordial et logique. Réduire ses impacts environnementaux au quotidien, c’est aussi se protéger soi-même. Une logique qu’incarne bien la Slow Cosmétique. Pour moi, il est révoltant de constater les dangers à la fois environnementaux que sanitaires des ingrédients des cosmétiques industriels. Nous nous empoisonnons lentement au quotidien à notre insu. Et c’est la conséquence à la fois de la totale légalité de leur utilisation par les fabricants et du manque d’informations offertes aux consommateurs. C’est exactement pour ces raisons que je me bats aux côtés du mouvement Slow Cosmétique.

Qu'est-ce qui compte le plus pour toi quand tu achètes un produit Slow Cosmétique ?

Les ingrédients ! Je cherche en premier lieu un produit qui ne contiendra pas de substances dangereuses pour ma santé. Mon second critère est évidemment leurs impacts sur l’environnement. Ces derniers sont d’ailleurs souvent bien plus lourds que ceux de l’emballage du produit.

Entrons dans ta salle de bains… Quelle est ta routine Slow Cosmétique le matin ?

Ce que j’aime beaucoup dans les habitudes Slow Cosmétique que j’ai adoptées il y a maintenant 5 ans est leur simplicité ! Le matin, je nettoie simplement mon visage et mes yeux à l’eau de bleuet à l’aide d’un coton démaquillant lavable . Puis j’hydrate et nourris ma peau en mélangeant dans mes mains quelques gouttes d’ huile biologique de noisette et un peu de gel d’aloe vera . C’est tout !

Ton exemple a-t-il convaincu des proches d'utiliser des produits Slow ? Que réponds-tu à ceux qui trouvent tes habitudes/produits bizarres ?

Sans même que j’essaie d’« embrigader » mes proches, ils ont été convaincus, simplement en voyant mes nouvelles habitudes ! Beaucoup ont été curieux, m’ont posé des questions sur la dangerosité de leurs produits et m’ont même demandé de leur fabriquer un déodorant afin qu’ils testent (et adoptent) ma recette ! Que ce soit pour l’environnement ou pour leur propre santé (ou les deux), beaucoup de mes proches ont changé leur façon de consommer des cosmétiques, à leur manière. Et c’est cela que je dirais à ceux qui ne seraient pas tentés par mes habitudes. L’objectif est de choisir des produits, des recettes, des astuces qui vous plaisent ! Pas envie de fabriquer votre propre déodorant ? Achetez-en un certifié biologique ou Slow Cosmétique qui vous plaît ! Besoin de nombreux petits cotons démaquillants chaque jour mais pas envie d’en laver autant ? Utilisez un grand gant démaquillant lavable, bien plus pratique si on porte du maquillage ! Le tout est de choisir parmi les milliers d’astuces à votre disposition celles qui vous correspondent !

Quel est le conseil le plus important que tu donnes à quelqu’un qui débute une démarche de beauté Slow ?

Allez toujours au plus simple ! Sur internet se trouvent de nombreuses recettes très complexes, très longues, demandant 10 ou 15 ingrédients à commander sur internet. En réalité, quelques ingrédients de vos placards de cuisine (huiles végétales, citron, miel…), une cuillère et un bocal suffisent à remplacer les ¾ de vos cosmétiques ! Mes recettes ne contiennent ainsi jamais plus de 2 ou 3 ingrédients. Choisissez des produits bruts et multi-usages. Un simple pot de beurre de karité brut remplace par exemple les sticks à lèvres, les baumes cicatrisant, les crèmes pour les mains, l’après-soleil, etc.

Autre conseil que j’aurais aimé avoir au début de ma démarche : ne pas chercher à tout fabriquer soi-même ! Le savon ou le shampooing, par exemple, me serait trop complexes à fabriquer moi-même (la fabrication nécessite par exemple l’utilisation de soude, très dangereuse à manipuler). Mais ce n’est pas un problème pour moi, puisque je trouve dans le commerce des savons artisanaux naturels et des shampooings solides (personnellement j’utilise ceux de la marque Pachamamaï, félicitée par la Slow Cosmétique) qui correspondent tout à fait à mes critères environnementaux, sanitaires et sociaux.

Si tu étais un ingrédient typique de la Slow Cosmétique, lequel serais-tu et pourquoi ?

L’avocat ! Gourmand, délicieux… et surtout parfait réparateur naturel pour peau ou cheveux.

Si tu étais un produit zéro déchet, lequel serais-tu ?

Un rasoir en inox. C’est l’exemple parfait qui démontre qu’un quotidien écologique peut être accessible à tous les budgets. J’ai acheté le mien pour 25€. En changeant la lame quelques fois par an, sa durée de vie sera de plus de 15 ans ! Économique et écologique, que demander de plus !

Si tu étais une plante, laquelle serais-tu ?

Un cerisier. Rien de plus beau qu’un cerisier en fleurs. Et surtout la preuve qu’un arbre peut être à la fois décoratif et utile, puisqu’il offre des fruits. J’aime particulièrement le principe des « Incroyables Comestibles », qui plantent sur des lieux publics non pas des plantes seulement belles mais surtout des plantes comestibles, afin d’utiliser un espace vide à la production locale d’aliments. Sans parler d’un beau lieu de rencontres et discussions !

Quels sont tes 3 produits Slow préférés, et comment les utilises-tu au quotidien ?

  • Le shampooing solide Glamourous de Pachamamaï, que j’utilise depuis plus de 4 ans ! Après en avoir testé de nombreux, celui-ci est de loin celui que je préfère. Je l’achète sans emballage dans une boutique vrac Day by Day. Je l’ai d’ailleurs offert à tous mes proches sensibles à cette démarche. Succès garanti !

Merci Aline !
Retrouvez ses posts militants sur son blog Consommons Sainement 😉

À propos de l’auteur

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