Pourquoi éviter les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques ?

perturbateurs endocriniens

Tout le monde en parle : les perturbateurs endocriniens ! La Slow Cosmétique nous invite à mieux les connaître pour une consommation plus raisonnable des produits de beauté.

Que sont les perturbateurs endocriniens?

Vous avez sûrement entendu parler d'eux via les études de QUE CHOISIR ou de 60 MILLIONS de consommateurs. Nos amis de Générations Cobayes en ont fait leur cheval de bataille. Mais que sont-ils vraiment ?

En 2002, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a proposé la définition suivante d'un perturbateur endocrinien , et elle est encore largement acceptée aujourd'hui: "Un perturbateur endocrinien est une substance exogène [une substance provenant de l'extérieur du corps] ou un mélange qui modifie la (les) fonction (s) du système endocrinien et provoque des effets néfastes sur la santé dans un organisme intact ou ses descendants ou (sous) populations ".

Cette définition internationalement acceptée d'un perturbateur endocrinien comporte deux aspects importants:

  • D'abord, il faut que la substance altère la fonction du système endocrinien
  • Ensuite, l'altération doit conduire à un effet néfaste sur la santé dans un organisme vivant

Avec une telle définition, aucun ingrédient cosmétique ne serait classé comme un perturbateur endocrinien. C'est un peu fou, mais c'est là la définition de l'OMS. Du coup, l'industrie cosmétique conventionnelle nous dit de ne pas nous inquiéter, et continue à utiliser dimethicone, PEG, phtalates etc.

Pourtant, on sait aujourd’hui que les effets des perturbateurs endocriniens sont pernicieux : ils dépendent évidemment de la dose, mais aussi de leur accumulation dans le corps ainsi que de la répétition des expositions. Bref, consommer un produit qui contient des perturbateurs endocriniens très faiblement dosés n’est pas très dangereux si l’on est en bonne santé. Mais s’exposer à eux au quotidien, même en doses infimes, le serait bel et bien. En conséquence, la Slow Cosmétique nous invite à éviter les pires perturbateurs endocriniens, et surtout ceux qui sont d'origine synthétique.

Mais qu'est-ce que le système endocrinien ?

Le système endocrinien se retrouve chez tous les humains et beaucoup d'autres animaux. Le système endocrinien est constitué de 8 glandes principales: l'hypophyse, l'hypothalamus, la pinéale, la thyroïde, le thymus, le pancréas, les surrénales et les testicules (hommes) ou les ovaires (femelle).

Chaque glande sécrète différents types d'hormones ou messagers chimiques dans la circulation sanguine pour activer des cibles cellulaires qui contrôlent, entre autres choses: la croissance et le développement, le métabolisme cellulaire et la fonction tissulaire, les niveaux de sucre, la fonction et la reproduction sexuelles, ainsi que le sommeil et l'humeur.

Quelques exemples : les œstrogènes (par exemple l'estradiol) sont un groupe de composés stéroïdiens, nommés pour leur importance dans le cycle menstruel (c'est-à-dire l'oestrus). Ils fonctionnent comme une hormone sexuelle féminine primaire. Les œstrogènes sont utilisés dans certains contraceptifs et dans la thérapie de remplacement des œstrogènes chez les femmes ménopausées. La testostérone est une hormone androgène associée au développement et à la fonction des propriétés masculines chez l'homme.

Existe-t-il des problèmes concernant les perturbateurs endocriniens et les cosmétiques?

La Slow Cosmétique pense que oui. Mais selon l'industrie conventionnelle et les autorités sanitaires en US et en UE : non. En effet, il y a peu d'études qui attestent de preuves convaincantes que les ingrédients utilisés dans les produits cosmétiques et les produits de soins personnels provoquent une perturbation endocrinienne chez l'homme. Et en plus, ces études sont contestées. Oui mais voilà il y a un sérieux doute, et aucune étude sur l'effet au long terme de faibles doses, ni sur l'effet "cocktail" lorsqu'on utilise plusieurs produits cosmétiques de façon croisée et chaque jour.

Dès lors, la Slow Cosmétique vous recommande d'éviter toujours les ingrédients suivants. Identifiez-les sur la liste INCI des emballages :

    • Cyclopentasiloxane (émollient dans les perturbateurs endocriniensshampooings notamment) et dimethicone (silicone dans les fonds de teint).
    • Diethyl phtalate (plastifiant, dans des vernis ou des base makeup)
    • Methyl-, propyl-, buthyl-, ethyl-, isopropyl-, et benzylparaben (des conservateurs)
    • Phenoxyéthanol (conservateur et co-solvant)
    • Triclosan (conservateur, surtout dans certains dentifrices)
    • EDTA (conservateur récurrent dans les savons industriels par exemple)
    • Parfum synthétique aux phtalates : le mot parfum non suivi d’une astérisque dans un cosmétique non bio désigne pas toujours mais souvent un parfum synthétique, et donc la présence possible de phtalates (qui fixent le parfum).
    • Oxybenzone (filtre UV présent dans beaucoup de produits solaires et anti-âge).

 

Trop difficile à retenir ? Alors optez pour un produit lauréat de la Mention Slow cosmétique. La Charte n’autorise tout simplement pas la présence de ces ingrédients.

 

Attention cependant, certaines substances naturelles sont bel et bien des perturbateurs endocriniens (par exemple, l'huile essentielle de sauge sclarée). La Slow Cosmétique les accepte mais les déconseille pour les personnes souffrant d'une maladie hormono-dépendante (cancer du sein par exemple). On ne peut pas en faire la liste mais on peut retenir les huiles essentielles de sauges, de niaouli, de patchouli, de palmarosa, de cyprès, certains eucalyptus, l'estragon, etc. Ces huiles essentielles peuvent être utilisées sans souci à 1, 2 ou 3% par tout le monde, sauf par les personnes qui sont enceintes ou souffrent d'une maladie hormono-dépendante. Vous trouvez des huiles essentielles de qualité ici. Consommez-les à des doses cosmétiques uniquement, et sinon toujours avec les conseils d'un pro.

Des perturbateurs endocriniens naturels ?

Eh oui, de nombreuses substances, à la fois naturelles et artificielles, peuvent avoir un certain potentiel pour imiter les hormones naturelles. Ce sont avant tout les huiles essentielles précitées, mais pas que. Il y a aussi des œstrogènes végétaux (également connus sous le nom de phytoestrogènes) trouvés dans le soja, le chou, les graines de sésame, le vin rouge et d'autres produits alimentaires. Ils ont montré une faible activité endocrinienne. Cependant, l'activité œstrogénique de ces matières, mesurée dans des conditions de laboratoire, est généralement très inférieure à celle observée pour l'estradiol - la forme naturelle d'œstrogène dans le corps humain. Dans les produits cosmétiques et de soins personnels, notons que les dosages sont de toute façon nettement inférieurs aux dosages testés en laboratoire pour démontrer une activité endocrinienne.

À propos de l’auteur

L'équipe de la Slow Cosmétique
Les membres de l'Association Slow Cosmétique se liguent pour faire la révolution dans votre salle de bain !

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