Parfums : quelles solutions au naturel ?

Les parfums conventionnels contiennent souvent des perturbateurs endocriniens et des substances polluantes. Quels ingrédients éviter ? Quels parfums naturels ? Décryptage.

Senteurs fraîches, ambrées, boisées, légères ou enivrantes… on apprécie les multiples facettes des parfums. Mais que contiennent-ils vraiment ? Côté alternatives, que penser des parfums naturels ? L’Association Slow Cosmétique vous aide à faire le point.

Qu’y a-t-il derrière le mot “parfum” ?

Le parfum est un produit odorant utilisé pour parfumer le corps. Il fait partie de la catégorie des cosmétiques, tel que l’entend le Règlement Cosmétique Européen.

Concrètement, un parfum est un mélange de composés aromatiques synthétiques ou naturels, d’eau et d’alcool (et éventuellement de filtres chimiques et de colorants). Dans les parfums conventionnels, c’est l’alcool éthylique qui est traditionnellement utilisé, car il s’agit d’une substance neutre, idéale pour ne pas interférer avec les notes aromatiques du concentré parfumant. Ce dernier est d’ailleurs synthétique dans la plupart des cas.

Le terme “parfum” regroupe en réalité 4 différentes catégories de produits parfumants, qui se différencient par leur concentration en molécules aromatiques et leur proportion d’alcool :

  1. l’extrait de parfum : le plus concentré, qui comprend plus de 20% de concentré parfumant.
  2. l’eau de parfum : constituée généralement de 10 à 15% de concentré parfumant.
  3. l’eau de toilette : plus légère, elle comprend souvent entre 5 et 10% de concentré parfumant.
  4. l’eau de Cologne ou l’eau fraîche : comprend plus d’alcool et moins de concentré parfumant (2 à 5% généralement), pour un sillage plus frais et léger.

Sachant que le parfum est un produit que l’on applique directement sur la peau, et parfois quotidiennement, le mouvement Slow Cosmétique recommande d’être attentif à sa composition.

Quelles problématiques avec les parfums ?

Les industriels de la parfumerie n’ont pas l’obligation de révéler la composition précise de leurs créations. Pourtant, plusieurs substances, que l’on retrouve très souvent dans nos parfums, font l’objet de polémiques. Il s’agit notamment des phtalates, muscs synthétiques et autres BHT. En 2005, une étude réalisée par Greenpeace avait déjà révélé la problématique grandissante autour de ces ingrédients.

1/ Les phtalates

Dans un parfum, les phtalates ont pour fonction principale de “fixer” les molécules aromatiques et de dénaturer l’alcool qu’il contient, c’est-à-dire le rendre impropre à la consommation. Quand on sait que plus de 75% du jus est composé d’alcool, il y a de quoi se poser des questions.

Depuis 2013, le Règlement européen a finalement interdit l’utilisation de nombreux phtalates dans nos cosmétiques. Ceux-ci étant reconnus comme des perturbateurs endocriniens avérés, comme le confirme un rapport de Santé Publique France de 2019.

Néanmoins, à ce jour, le DEP (Diéthyl Phtalate) est toujours autorisé. Considéré comme moins toxique, il fait encore l’objet de recherches. En attendant, il est donc utilisé dans nos cosmétiques. Le problème, c’est qu’il est quasiment impossible à détecter dans la liste INCI puisqu’il n’est pas indiqué comme ingrédient en tant que tel. De fait, il se “cache” la plupart du temps derrière le terme “parfum” ou “fragrance”. Cette opacité nous invite à être plus que vigilant sur le choix de nos parfums.

2/ Les muscs synthétiques

Au départ, le musc est une matière première naturelle animale, extraite de glandes d’animaux, les plus connus étant le chevrotin ou la civette. Montré du doigt en raison de la cruauté de son procédé d’extraction, l’utilisation du musc animal est désormais drastiquement contrôlée.

Les fabricants se sont donc tournés vers des molécules de synthèse, tentant de reproduire cette fragrance si caractéristique. On retrouve les muscs de synthèse dans nos listes INCI sous différents noms : Musk xylène, musk xylol , musk T, musk ketone, AHTN , HHCB…

Le problème ? Ils sont eux aussi suspectés d’être des perturbateurs endocriniens comme l’explique un rapport de l’ANSM de 2012, qui recommande d’éviter leur utilisation.

Par ailleurs, les muscs synthétiques ne se dégradent pas bien dans l’environnement et perturbent donc par la même occasion la vie de la faune, notamment marine.

3/ Les filtres UV

Pour éviter que le parfum ne se dégrade à la lumière, et notamment que le jus ne perde sa couleur au fil du temps, les fabricants n’hésitent pas à utiliser des filtres UV synthétiques. Outre le fait qu’ils n’ont d’autre utilité que celle de préserver l’esthétique du produit, ces filtres posent un problème à la fois sanitaire et environnemental.

Ainsi, il est possible de retrouver, entre autres, les fameux ethylhexyl methoxycinnamate ou benzophénone-1 ou -3, toxiques non seulement pour la santé (ce sont des perturbateurs endocriniens reconnus), mais aussi pour l’environnement, comme le rappelait fin 2020 le média Que Choisir dans ses fiches informatives destinées au grand public.

4/ Le BHT

Le BHT (Hydroxytoluène butylé) est un agent antioxydant, c'est-à-dire qu’il est utilisé dans le but d’éviter que les formules s’oxydent, donc se dégradent dans le temps et que le jus “tourne”. Tout comme le BHA, il est suspecté lui aussi d’être un perturbateur endocrinien.

Quels parfums naturels et Slow ?

Zéro phtalate, zéro musc synthétique, zéro filtre UV… opter pour les parfums naturels, c’est faire le choix d’un produit sain et sécuritaire, aussi bien pour sa santé que pour l’environnement. Mais qu’y a-t-il dans un parfum naturel ? 

  1. De l’alcool bio non dénaturé. Il remplace l’alcool éthylique dénaturé par les phtalates traditionnellement utilisé en parfumerie conventionnelle. Cet alcool bio sera issu de la fermentation de céréales (très souvent de blé bio) ou de la fermentation de sucres. Celui-ci sera ensuite dénaturé naturellement par la présence d’huiles essentielles dans le jus. Plus rarement, l’alcool peut aussi être dénaturé grâce à l’ajout d’alcool butylique tertiaire, ou de Bitrex (benzoate de dénatonium). Ces composés de synthèse sont autorisés par Ecocert.
  2. Un concentré parfumant composé d’ingrédients naturels ou nature-identiques. Les molécules naturelles sont obtenues à partir de différentes parties de plantes (fleurs, feuilles, écorces, fruits, bois…). Chacune est traitée selon le procédé qui va révéler au mieux l’essence souhaitée (distillation, expression, macération…) Les possibilités sont multiples et permettent d’obtenir divers composés naturels : huiles essentielles, absolues, résines ou encore isolats naturels par exemple.
  3. De l’eau.

Vous souhaitez passer à un parfum naturel ? Alors choisissez-le engagé, éthique et en direct des artisans labellisés Slow Cosmétique ! Voyez leurs parfums naturels ici.

Les parfums naturels sont-ils équivalents à un parfum conventionnel ?

D’un point de vue composition, les parfums naturels cumulent tous les bons points. Et côté fragrance, d’énormes progrès ont été faits ces dernières années ! Du coup, même avec un parfum naturel, vous profitez d’un sillage désormais tout aussi travaillé et subtil que ceux développés en parfumerie conventionnelle.

La tenue au fil de la journée est moins aisée avec un parfum naturel, mais il vous suffit d’avoir un petit format de voyage avec vous au besoin pour en remettre une touche et le tour est joué 😉

Les parfums dans nos cosmétiques

Au sein de nos crèmes, gels douche, shampoings ou encore déo, les formules parfumées abondent, souvent pour notre plus grand plaisir olfactif. Pourquoi ? car le plaisir à l’utilisation est l’un des critères de choix les plus importants pour le consommateur. Eh oui, un parfum agréable incite non seulement à l’achat mais crée également une dépendance émotionnelle qui nous donne envie d’y revenir !

Et si on se penche sur la liste d’ingrédients (la fameuse liste INCI), il est fréquent de retrouver les termes “parfum” ou “fragrance”. Au sein d’une formule non bio, ces mots indiquent bien souvent des composés de synthèse.

Voici 2 astuces pour reconnaître un parfum de synthèse :

  1. Traquez les parfums de type amandés ou laiteux (lait de figue, lait et miel, amande douce…) ou encore les senteurs exotiques (mangue, ananas…) : ils sont très souvent synthétiques.
  2. Vous voyez la mention “parfum non CMR” ? Une substance désignée comme CMR est une substance “Cancérogène, Mutagène et Toxique pour la reproduction”. Ce terme est systématiquement associé à des composés chimiques.

À noter que la présence d’un astérisque * à la fin du mot “parfum*” précisera le plus souvent si celui-ci est bio.

La présence d’un parfum naturel est évidente lorsque l’on peut lire les noms botaniques des plantes dans la liste d’ingrédients. Dans le cas où le fabricant utilise des huiles essentielles, on retrouvera en fin d’INCI la mention des allergènes présents dans celles-ci (Alpha-Isomethyl Ionone, Benzyl Salicylate, Cinnamyl Alcohol, Farnesol, Eugeniol, etc.) Si vous ne voyez pas ces allergènes en fin de liste, vous avez donc affaire à un parfum très certainement synthétique.

Attention néanmoins pour les personnes sensibles, faire le choix d’un parfum naturel ne protège pas forcément des réactions allergiques. En cas de faible tolérance cutanée, l’alternative la plus sûre est encore de se tourner vers des produits sans parfum. 

La position de la Slow Cosmétique

Le mouvement Slow Cosmétique prône une cosmétique simple qui allie plaisir et bon sens. On privilégiera donc toujours les alternatives naturelles mais chacun peut être fan d'une odeur différente, et si elle est synthétique, eh bien soit, chacun reste libre de ses choix 🙂

Le critère le plus important reste celui de la transparence et de l’honnêteté, car il permet à tout un chacun de consommer de façon éclairée.

La Slow Cosmétique demande donc à ses marques labellisées d’adopter une position transparente quant à la composition de leurs formules et plus précisément de leurs concentrés parfumants. L’Association veille ainsi à contrôler la répartition en molécules naturelles ou nature-identiques et ne tolère que rarement les molécules synthétiques.

  • Dans le cas d’un cosmétique, un parfum partiellement synthétique peut être toléré exceptionnellement si le concentré parfumant est composé d’un minimum de 80% de molécules naturelles ou nature-identiques. Les isolats sont acceptés pour autant qu’ils soient assimilables à des isolats “naturels”.
  • Dans le cas de la parfumerie fine, la base doit être issue d’un alcool bio (blé, betterave…). Ensuite, le parfum (alcool + eau + concentré parfumant) doit représenter un minimum de 80% de naturalité. Le “jus” lui-même (la composition parfumante) doit être naturel à au moins 20%.

Quant aux ingrédients polémiques cités plus haut (phtalates, muscs et filtres synthétiques) sont excluants en Slow Cosmétique, car l’Association considère que le risque pour la santé et l’environnement est trop élevé.


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