Stop à la pollution de la Méditerranée !

©Troy Mayne / Océanic Imagery Publications

La pollution de la Méditerranée est importante ! Quelles solutions sur le terrain, et à la salle de bain ?

La mer Méditerranée, c'est quoi ? c'est qui ?

Le mot « Méditerranée » vient du latin "Medius terrae" qui signifie "au milieu des terres". Cette mer est pour ainsi dire "fermée", entourée de tous côtés par l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du nord. Ses eaux mettent donc un siècle à se renouveler ! En termes chiffrés, la mer Méditerranée c'est :

  • 46 000 km2 de littoral (appartenant à 22 pays, soit plus de 500 millions d'habitants)
  • 2,5 millions de km2 de superficie maritime
  • plus de 10 000 espèces (baleine, dauphin, tortue marine, rorqual commun, cachalot, thon rouge...)
  • des milliers d'îles sur l'ensemble du bassin (Corse, Sicile, Sardaigne, etc.)
  • plus 220 millions de touristes sur les côtes méditerranéennes chaque année
  • 25% du trafic maritime mondial et 30% du trafic pétrolier mondial

Fatalement, l'activité humaine à proximité et sur cette mer a un impact concret sur son écosystème, et non des moindres.

La Méditerranée est polluée ? Explications.

©Emmanuelle Lara, Mal de Mer - SOS Méditerranée

Ce terrible cliché a été pris par Emmanuelle Lara, une photographe niçoise qui a décidé début 2019 d'alerter le public en montrant des déchets observés sur toute la Côte d'Azur et en mer Méditerranée. Elle compile ses photos sur un site dédié et une page Facebook "Mal de Mer - SOS Méditerranée". Elle y dénonce ainsi nos comportements irresponsables en montrant concrètement leur impact sur notre environnement.

Mais quelles sont les sources de pollution en mer et comment en sommes-nous arrivés là ?

Tourisme et folie plastique : un impact dévastateur

En Méditerranée, le développement massif et incontrôlé des activités humaines a un impact réel sur l'environnement, mais surtout sur l'écosystème côtier. Le tourisme de masse et ses pics estivaux provoquent une augmentation de la pollution marine de 40% chaque été ! Le pire ennemi de la mer ? Le plastique !

D'après WWF, le plastique représente 70% des déchets marins. En moyenne, l'Europe produit 60 millions de tonnes de plastique par an. Il est donc le 2e plus grand producteur mondial de plastique après la Chine. Or sur tous ces plastiques produits, seuls 30% en moyenne sont recyclés (22% en France !), autant dire qu'on envoie les 2/3 restants directement dans la nature... Objets oubliés, jetés ou emportés par le vent, mais aussi rejets en mer d'eaux usées, nos déchets polluent la Méditerranée à une vitesse alarmante. La fondation WWF dénonçait ainsi dans un rapport en 2018 la concentration en Méditerranée de 7% des micro-plastiques de la planète avec 1,25 million de fragments de micro-plastiques par km2. Résultat : une nouvelle "île" a été observée en 2019 au large de la Corse, entièrement constituée de tonnes de déchets plastiques à la dérive...

Outre la problématique esthétique, le drame c'est qu'à tous les niveaux de la chaîne alimentaire, les animaux dépendants de la mer avalent et respirent des débris de plastique. WWF dénombrait ainsi 134 espèces marines méditerranéennes qui avaient ingéré du plastique en 2018. Pour les tortues de mer en particulier, une sur deux est concernée ! La situation est tellement critique que, le 27 avril 2019, un espace dédié au sauvetage des tortues a été inauguré au sein du Musée océanographique de Monaco (le 2e centre de ce type en Méditerranée). Ce centre de soin a pour mission de sauver les tortues de mer (mais aussi des hippocampes et des grandes nacres) victimes de la pollution plastique ou de l'activité humaine.

©Franco Becari, Save the planet - Mumbai, Inde

Frans Timmermans, le vice-président de la Commission Européenne en charge du développement durable alertait en 2018 le quotidien britannique The Guardian : "Si nous ne changeons pas nos habitudes maintenant, nous allons asphyxier nos océans de plastique".

Une pollution invisible mais bien réelle par nos cosmétiques

Le plastique se cache parfois sous des formes inattendues, et surtout invisibles ! Ainsi, on trouve de façon quasi-systématique des plastiques liquides (silicones et polymères) dans les shampoings et gels douche, aussi bien en grande surface qu'en parfumerie ou en pharmacie. Intégrés dans les formules pour améliorer la malléabilité du produit, entre autres, ces plastiques sont chaque jour rincés vers les égouts sans que les stations d'épuration soient capables de les filtrer. Ils rejoignent donc nos cours d'eau et nos mers, polluant là encore la faune et la flore de façon incontrôlable et surtout invisible ! Ce n'est qu'en étudiant les animaux et végétaux morts qu'on retrouve les traces de ces micro-plastiques, que nous ingérons à notre tour en bout de chaîne alimentaire...

© Association Slow Cosmétique

Et l'été, lorsque des milliers de vacanciers prennent le soleil sur les rivages de Méditerranée et s'appliquent consciencieusement leur soin solaire sur la peau, une autre pollution s'additionne aux précédentes : celle des filtres UV chimiques. Utiles pour protéger la peau humaine, ils se dissolvent dans l'eau à chaque baignade et contaminent algues, coraux et animaux marins en perturbant leur métabolisme. En Méditerranée comme dans les autres mers du monde, on considère que les matières plastiques d'origine cosmétique représentent environ 3% de la pollution plastique globale...

© Association Slow Cosmétique

D'ici 2021, plusieurs plastiques à usage unique seront interdits dans l'Union Européenne : couverts en plastique, cotons-tiges en plastique, pailles en plastique, touillettes en plastique, gobelet en polystyrène expansé, etc. Même partielle, puisque cela ne concerne que certains pays autour de la Méditerranée. Cela reste une victoire et montre que les prises de conscience gagnent du terrain ! À nous consommateurs d'exiger plus de nos dirigeants, et de faire plus à notre échelle aussi !

Des solutions EXISTENT !

La Slow Cosmétique vous aide à protéger la Méditerranée

Avec ses valeurs écologiques, le mouvement Slow Cosmétique oeuvre évidemment pour réduire les pollutions de toutes sortes ! Dans les produits d'hygiène et de soin, la Slow Cosmétique bannit tous les ingrédients polluants ou polémiques pour le vivant en général. Adopter la Slow Cosmétique est donc un bon moyen de préserver l'environnement à son niveau. Par exemple, avec un savon à froid (biodégradable) ou un shampoing solide.

Les plastiques liquides (silicones et polymères dans les shampoings ou gels douche) sont ainsi bannis, et les emballages des cosmétiques doivent quant à eux être pensés de façon durable, si possible zéro déchet. En effet, réduire (ou même éliminer !) sa consommation de plastique en cosmétique, c'est possible ! Il suffit d'utiliser par exemple des shampoing solides, déodorant en poudre, dentifrices solides, etc. C'est très facile de les utiliser (vidéo ici) ! En un mot, de consommer moins mais mieux !

Enfin, la Slow Cosmétique soutient et valorise le travail d'artisans engagés dans des logiques de circuit court et local, avec un approvisionnement éthique et respectueux de la biodiversité. La Mention Slow Cosmétique a ainsi récompensé une vingtaine de marques en région PACA et en Corse. Elles travaillent toutes dans cette logique responsable, éthique et durable.

Et si vous passiez au savon à froid ou au savon-shampoing ? C'est une belle façon de polluer moins à la salle de bain. Retrouvez ci-après une sélection de produits fabriqués en région PACA : Les Savons Cachalot, Savonnerie du Regagnas et Manufacture du Siècle

À propos de l’auteur

L'équipe de la Slow Cosmétique
Les membres de l'Association Slow Cosmétique se liguent pour faire la révolution dans votre salle de bain !

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